Réforme du CPF à l’été 2026 : quelles conséquences pour les salariés et les DRH ?

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La rédaction
CCM Benchmark
Publié le 10/09/2026 Mis à jour le 10/09/2026
DRH sur la plage
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À l’été 2026, le CPF connaît un nouveau tour de vis : plafonds renforcés, reste à charge relevé et projet de « CPF professionnel » plus étroitement lié aux parcours de carrière. Cet article fait le point sur les principales nouveautés pour les salariés, les DRH et les responsables formation.

Le CPF reste un levier de financement des compétences pour les salariés et un outil complémentaire aux politiques de formation des entreprises. En 2026, le dispositif connaît une double évolution. La loi de finances et ses décrets ont d’abord encadré certains usages du compte, notamment avec de nouveaux plafonds et une participation forfaitaire revalorisée. Les annonces de l’été ouvrent ensuite la voie à un « CPF professionnel », davantage lié aux projets d’évolution de carrière. Cette perspective concerne directement les DRH, les organismes de formation et les salariés du privé. Elle appelle les entreprises à mieux articuler les projets individuels, les besoins en compétences et les dispositifs de cofinancement dès la rentrée.

 

3 points clés à retenir :

  • Le CPF est déjà plus encadré en 2026. Certaines formations sont plafonnées et la participation financière obligatoire est fixée à 150 € depuis le 1er avril 2026, sauf exceptions.
  • Le gouvernement prépare un « CPF professionnel ». Le projet vise à mieux relier les formations financées au projet d’évolution professionnelle du titulaire, notamment grâce à un questionnaire préalable. Ses modalités et son calendrier restent à préciser.
  • Les entreprises ont un rôle accru à jouer. Le cofinancement, l’information des salariés et l’accompagnement des projets de formation deviennent des leviers importants pour sécuriser les parcours. L’abondement employeur est déduit en priorité lors de l’achat sur Mon Compte Formation.

 

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Vers un « CPF professionnel » : que prépare le gouvernement ?

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Le gouvernement envisage de faire évoluer le compte personnel de formation vers un « compte professionnel de formation ». Le changement ne serait pas uniquement sémantique. Il traduirait une volonté de recentrer l’utilisation des droits sur des formations cohérentes avec un projet d’évolution professionnelle et les besoins du marché du travail. Cette orientation a été discutée avec les acteurs de la formation à la fin du mois de juillet. L’exécutif affirme vouloir conserver un parcours simple pour les utilisateurs, tout en renforçant la pertinence des formations financées par le CPF. Dans la version présentée par le ministère du Travail, le titulaire serait invité à préciser son projet professionnel au moyen d’un questionnaire automatisé avant de mobiliser ses droits. En cas de manque de cohérence entre le projet et la formation visée, il pourrait être orienté vers un conseiller en évolution professionnelle. Le principe d’une validation systématique par l’employeur reste toutefois à clarifier. Les premières déclarations du ministre du Travail évoquaient une vérification par l’employeur ou par un « tiers de confiance ». Le ministère a ensuite précisé que la liberté de choix de l’usager serait préservée.

À ce stade, plusieurs éléments restent donc à confirmer :

  • Le calendrier d’entrée en vigueur de la réforme.
  • Le contenu exact du questionnaire sur le projet professionnel.
  • Le rôle précis de l’employeur et des conseillers en évolution professionnelle.
  • Les critères utilisés pour apprécier la cohérence d’une formation.
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À retenir : les mesures CPF déjà en vigueur

Depuis 2026, le CPF est davantage encadré : plafonds par type de formation, participation forfaitaire portée à 150€ et restrictions sur certaines actions, notamment le permis de conduire. Ces changements sont détaillés dans notre panorama 2026 du monde de la formation.

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Le saviez vous ?
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Pourquoi cette évolution du CPF suscite-t-elle des réserves ?

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Le gouvernement justifie ce projet par une recherche d’efficacité de la dépense publique. Le CPF serait ainsi davantage orienté vers l’accès à l’emploi, la mobilité professionnelle, la reconversion et les compétences attendues dans les entreprises. Cette logique répond aussi à un contexte de maîtrise des dépenses. Le budget 2026 a déjà réduit certains usages du dispositif. Pour 2027, le gouvernement envisage de nouvelles économies sur la mission « travail ».

Mais plusieurs organisations syndicales et acteurs de la formation expriment leurs inquiétudes. Ils redoutent que le dispositif perde une partie de sa fonction initiale d’émancipation et de sécurisation des parcours. La CFDT dénonce une remise en cause du droit à la formation. L’Unsa craint une vision trop étroitement centrée sur les besoins immédiats des entreprises. La question est particulièrement sensible pour les projets de reconversion. Un salarié peut souhaiter développer une compétence avant qu’elle ne corresponde à un poste identifié dans son entreprise. Il peut également envisager un changement de métier ou de secteur. Une appréciation trop restrictive de la cohérence du projet pourrait compliquer l’accès à ces formations.

L’équilibre à trouver repose donc sur deux impératifs :

  • Mieux cibler les financements et lutter contre les formations de faible qualité.
  • Préserver l’autonomie des actifs dans la construction de leur trajectoire professionnelle.

Le ministère prévoit par ailleurs de relever le niveau d’exigence pédagogique des formations, notamment par l’intermédiaire de la certification Qualiopi.

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Quels impacts pour les DRH, les organismes de formation et les salariés ?

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L’évolution envisagée renforce la place du CPF dans le dialogue sur les compétences, la mobilité interne et les parcours professionnels. Le dispositif reste mobilisable à l’initiative du salarié, mais le projet de « CPF professionnel » pourrait encourager une formalisation plus précise des objectifs de formation.

 

Pour les directions et les DRH, l’enjeu est de concilier les aspirations individuelles avec les besoins de l’entreprise. Les demandes de formation devront plus souvent être mises en perspective avec une évolution de poste, une reconversion ou l’acquisition de compétences recherchées.

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Les organismes de formation peuvent, de leur côté, faire évoluer leur offre de parcours. Les formations certifiantes liées à des métiers en tension, aux transformations numériques ou aux évolutions réglementaires pourraient prendre davantage de place. Cette orientation ne doit pas écarter les projets individuels. Elle conduit plutôt à mieux en définir les objectifs et les résultats attendus.

 

Pour les salariés du privé, l’anticipation devient essentielle. Présenter un projet clair, identifier les compétences visées et vérifier les financements disponibles peut faciliter la mobilisation du CPF. Le cofinancement de l’entreprise représente une solution lorsque la formation répond aussi à un besoin collectif.

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Comment les entreprises peuvent-elles adapter leur stratégie CPF dès la rentrée ?

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Les entreprises peuvent d’abord formaliser un cadre de gestion du CPF partagé avec les équipes RH, les managers et les salariés. Ce cadre peut préciser les priorités de compétences, les conditions de cofinancement et les modalités d’accompagnement proposées.

Plusieurs mesures concrètes peuvent être déployées dès la rentrée :

  • Cartographier les compétences critiques à court et moyen terme.
  • Fixer des critères transparents pour étudier les demandes de cofinancement.
  • Communiquer sur les plafonds CPF, le reste à charge de 150 euros et les règles applicables.
  • Accompagner les salariés : entretiens, ateliers d’orientation ou webinaires pour les aider à structurer leur projet.
  • Mettre en place une FAQ interne présentant les étapes de mobilisation du CPF et les aides disponibles.
  • Réorienter, si nécessaire, les salariés vers un conseiller en évolution professionnelle.

 

L’entreprise peut abonder un dossier CPF pour compléter le financement d’une formation. Sur Mon Compte Formation, un financement employeur mobilisé pour un dossier est utilisé en priorité au moment de l’achat. Cette possibilité permet de réduire le reste à financer par le salarié lorsque la formation rejoint également une priorité collective.

Enfin, les équipes RH doivent suivre les textes à venir. Les mesures du printemps 2026 sont déjà applicables, tandis que le projet de « CPF professionnel » annoncé cet été reste à préciser. Une revue régulière de la politique de cofinancement et des supports d’information permettra d’adapter les pratiques lorsque le futur calendrier réglementaire sera connu.

 

Vous vous posez peut-être ces questions ?

Le CPF est-il remplacé par un « CPF professionnel » en 2026 ?

Non, pas à ce stade. Le gouvernement prépare une évolution du dispositif afin de mieux relier les formations financées à un projet professionnel. La mise en œuvre, les conditions précises et le calendrier d’application du futur « CPF professionnel » doivent encore être confirmés.

 

Quel est le reste à charge pour utiliser son CPF en 2026 ?

La participation financière obligatoire est fixée à 150 € depuis le 1er avril 2026. Elle s’applique en principe à chaque dossier de formation. Certaines personnes peuvent toutefois en être exonérées, notamment les demandeurs d’emploi et les salariés bénéficiant d’un financement de leur employeur ou de l’OPCO selon les conditions applicables.

 

Une entreprise peut-elle compléter le financement d’une formation CPF ?

Oui. L’employeur peut attribuer une dotation volontaire pour compléter le budget d’un salarié. Cet abondement est mobilisé en priorité lors de l’achat de la formation sur Mon Compte Formation. Les droits CPF acquis et les autres financements éventuels complètent ensuite le montant.

 

 

Sources :

https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/reforme-du-cpf-le-gouvernement-veut-des- formations-financees-coherentes-avec-le-projet-d-evolution-professionnelle- fc70710566839e2ff9935938ffb53fc5
https://www.centre-inffo.fr/site-centre-inffo/actualites-centre-inffo/le-quotidien-de-la-formation-actualite- formation-professionnelle-apprentissage/actualites-2026/budget-2026-le-plafonnement-du-cpf-un-signal- preoccupant-pour-la-formation
https://www.lefigaro.fr/social/de-personnel-a-professionnel-que-va-changer-la-reforme-du-cpf-preparee-par- le-gouvernement-20260724
https://france-jeunes.net/actualites/personnel-professionnel-va-changer-reforme-cpf-preparee-par-gouvernement/
https://www.capital.fr/votre-carriere/cpf-ce-qui-change-pour-vous-depuis-le-2-avril-2026-1526245
https://financeurs.moncompteformation.gouv.fr/espace-public/ressources/actualites
https://of.moncompteformation.gouv.fr/espace-public/sites/of/files/2026-05/CP_Titulaires_V15_VF.pdf